Pour Sean Axmaker, du Seattle Post-Intelligencer, il s'agit du « western spaghetti ultime », une odyssée cynique à la réalisation audacieuse et transcendée par la musique d'Ennio Morricone[42]. Aux commandes de la diligence de Bill Carson, Tuco arrive à un avant-poste sudiste et demande à un officier s'il y a un hospice dans les environs. Mais « la véritable histoire des États-Unis a été construite dans une violence que ni la littérature ni le cinéma n'ont su révéler comme ils l'auraient dû. Ce lieu, baptisé Sad Hill, avait accueilli le duel inédit à trois entre Clint Eastwood (le bon), Lee Van Cleef (la brute) et Eli Wallach (le truand.) Par ailleurs, cette musique est diffusée avant le début de certains tournois des World Series of Poker annuellement à Las Vegas. Un grand bravo pour ce travail de grande qualité, et surtout le travail de repérage pour retrouver tous les lieux de tournage, encore bravo et merci ! Tout au long du film, le réalisateur tend à démonter ce triptyque : "J'ai une vieille chanson romaine grav… J'y appris comment gérer un budget car Leone était un grand entrepreneur[8]. Et pour Olivier Père, des Inrockuptibles, c'est « un western génialement stylisé […] entre commedia dell'arte et tragédie »[46]. L'actrice (, « Sergio voulait me connaître et avait la pellicule de, « Oui, maintenant je peux faire ce que je veux. Cependant, la première explosion étant plus réussie, toutes les prises de vues de la chute des débris proviennent des images de cette explosion[21]. « film à propos de trois canailles à la recherche de trésors durant la guerre de Sécession, « Dans la version finale du scénario, il ne restait pratiquement rien de ce qu'ils avaient écrit. À dix secondes de la fin du compte à rebours, celui-ci crut entendre le signal de faire exploser le pont (vaya), alors qu'il s'agissait en fait d'une parole en italien adressée à un technicien de caméra-vidéo (vai). Il n'en existait aucun. Pour conclure sa Trilogie du dollar et pour éviter de se répéter, Sergio Leone augmente de deux à trois le nombre de … Vous me laissez faire mes films comme je le veux, ou alors je pars pour l'Amérique ou pour la France, où on m'accueillera à bras ouverts[8] ! La convergence entre la chasse au trésor et la toile de fond guerrière est complète lorsque Blondin et Tuco sont bloqués par la bataille pour le pont de Branston[20] (le pont de Langstone dans la version française). Aix-en-Provence Voir plus de villes. La séquence du duel à trois demeure célèbre dans l'histoire du cinéma, en rupture radicale avec la forme classique du duel, au point qu'un néologisme est nécessaire pour le nommer, triello (triel). Depuis ses débuts, ce film est demeuré un favori du public. Le groupe de rap français IAM s'inspire du film et des protagonistes pour le titre Un bon son brut pour les truands sur son album L'École du micro d'argent. On voit effectivement des débris voler autour des acteurs et crever un sac de sable et ce n'est pas un effet spécial. La nouvelle qu'un nouveau western de Leone est en production fait le tour du monde. Il se retrouve aussi dans les listes des meilleurs films de tous les temps des magazines Mr. Showbiz[37], Empire (à la 25e place)[38] et Time Out[39]. De plus, il admet que le personnage de Clint Eastwood est largement inspiré du style des grands auteurs latins comme Plaute et Térence. Dans la VF, les personnages disposent tous de nouvelles voix (Deschamps, Atlas et Bertrand étant tous décédés). », Leone est aussi inspiré par une vieille histoire à propos de la guerre : « Je voulais montrer l'imbécillité humaine picaresque de même que la réalité de la guerre. Eastwood raconte : « Si nous nous étions trouvés au point choisi par Leone, selon toute probabilité nous ne serions plus ici aujourd'hui pour en parler[22]». Santi, lors d'une entrevue au Festival di Torella dei Lombardi (2006), se souvient : « Sergio voulait me connaître et avait la pellicule de Et pour quelques dollars de plus lorsque je l'ai rencontré à la visionneuse. Le titre original du film était Les Deux Magnifiques Bons-à-rien mais il fut changé dès le début du tournage, lorsque Vincenzoni imagina le titre Le Bon, la Brute et le Truand (Il buono, il brutto, il cattivo), qui plut aussitôt à Leone[6]. Durant la traversée du désert, Tuco s'arrête pour se mouiller les pieds et casser la croûte tandis que Blondin continue de cuire au soleil. De son côté, Tuco est conduit et emmené dans un train de prisonniers, escorté par le caporal Wallace, qui s'occupe de lui personnellement, sachant que sa tête est mise à prix. Des nouvelles charges explosives furent installées et les caméras placées à divers angles autour du pont, une rapprochée, une plus loin et une autre encore plus loin. Pratiquement inconnu avant la Trilogie du dollar, il pâtit du discrédit attaché au western spaghetti. Sergio Leone sut la mettre en valeur à travers des prises de vues d'un genre nouveau, avec pendant six minutes des plans fixes, d'abord panoramiques sur fond de centaines de tombes, puis de plus en plus serrés et rapides, scrutant le moindre signe des acteurs, un rictus, un mouvement des yeux ou du doigt, dans un montage qui fera école auprès de la génération suivante[27]. Dans le prochain, je me retrouverai au milieu d'un détachement de cavalerie, « Ce qui m'intéressait était d'un côté de démystifier les adjectifs, de l'autre de montrer l'absurdité de la guerre… La guerre civile dans laquelle les personnages se débattent, de mon point de vue, est inutile, stupide, « Je voulais montrer l'imbécillité humaine, « la véritable histoire des États-Unis a été construite dans une violence que ni la littérature ni le cinéma n'ont su révéler comme ils l'auraient dû. Lee Van Cleef, d'autre part, bien qu'il interprétât des « méchants » dans la majorité de ses films, était un homme doux qui contrastait nettement avec ses personnages. » Pour se dégager de ces clichés, Clint Eastwood refuse de tourner dans la séquence introductive d'Il était une fois dans l'Ouest[47]. Pendant que Tuco intimide le barman (interprété par Ricardo Palacios), l’amie de Blondin court discrètement jusqu’au chapeau. Parmi les plus célèbres westerns de l'histoire du cinéma, il est considéré comme la quintessence du style « western spaghetti ». ), C'est ce cimetière qui a été reconstitué dans une vallée de la province de Castille, par l'Association culturelle Sad Hill. Je … "Comme il avait été incinéré, il n’avait pas de tombe. Il propose une alliance à ce dernier qui accepte. Dernier volet de la « trilogie du dollar », « Le Bon, la Brute et le Truand » est considéré par nombre de spectateurs comme le meilleur western spaghetti de tous les temps. Le titre original du film était Les Deux Magnifiques Bons-à-rien mais il est changé dès le début du tournage. Et ce cigare-là, encore à brûler, « Tuco est toujours à la recherche de ce salopard. Blondin décide de rompre son partenariat avec Tuco, l'abandonnant dans le désert. À l'arrivée de l'équipe de tournage, le niveau n'était plus que de vingt centimètres. Ebert souligna la caractéristique remarquable de Leone qui créait une proximité du public avec les personnages en lui donnant l’exacte vision personnelle de chacun. De fait, il me fallut six semaines pour écrire ce qu'on appelle le « texte avec les lèvres ». J'ai une vieille chanson romaine gravée en mémoire, une chanson qui me semble pleine de bon sens : Un cardinal est mort. Je leur ai dit non. Le pont dut cependant être construit à deux reprises. Je tournai le film, je payai mon compte de téléphone et exactement une année plus tard, le 12 avril 1966, on m'appela de nouveau pour tourner Le Bon, la Brute et le Truand. Alors, au lieu de ne gagner que 17 000 $, j'en gagne plus de 100 000, tout cela grâce au talent de Leone, pas au mien[8]. Aucune raison officielle n'est indiquée, mais certains affirment que ce travail fut accompli pour régler les problèmes de synchronisation et pour donner l'impression que le film était tourné directement en anglais. Tuco retourne ensuite récupérer son sombrero qu'il pense rempli d'argent mais le retrouve vide... à l’exception d'un des cigares fumants de Blondin. Si Wallach garde peu de souvenirs du travail avec Van Cleef hormis sa Mercedes neuve, il apprécia Clint Eastwood, qui, taciturne mais attentif, proposait des idées et des détails qui rendaient le personnage de Tuco encore meilleur[6]. Knox raconte : « Sergio avait une très mauvaise traduction de l'italien et dans la plupart des cas, les acteurs américains changeaient les répliques durant le doublage… Je savais ce qu'ils auraient dû dire, parce que j'avais une copie du texte italien… Mais je devais trouver les répliques exactes, pas seulement pour la continuité de l'histoire, mais aussi pour avoir une correspondance avec le mouvement des lèvres. Diverses hypothèses furent avancées pour expliquer ce choix : Leone préférait souvent entendre la musique de Morricone durant le tournage, afin d'inspirer les acteurs. Par Guillaume Loison Publié le 27 juillet 2015 à 17h08 Mis à jour le … Dès la première image du film, Leone casse l'écriture classique du western : un plan d'ensemble de paysage désertique est soudain occulté par un très gros plan de visage immobile et patibulaire. Eastwood en a un à la bouche dans presque toutes les scènes et le rallume continuellement. Leone voulait un véritable pont en pierre et en bois, sur lequel on pouvait circuler. Il montre un camp nordiste où la musique couvre les cris des torturés… on pense aux camps de concentration nazis, avec leurs orchestres juifs. L'acteur souffrait d'une peur étrange des chevaux, alors évidemment il ne connaissait rien de l'équitation. La dernière modification de cette page a été faite le 29 novembre 2020 à 08:38. Sachant que Blondin mentirait au lieu de lui donner le vrai nom de la tombe, il décide de former une alliance avec Blondin. Ils n'avaient écrit que la première partie, quelques mots à peine. Je les comprends mieux parce que mes idées sont plus près des leurs. Lors de la première inspection, le niveau d'eau de la rivière espagnole Arlanza avait une hauteur de 1,20 mètre, parfaite pour les besoins du film. "Le Bon, la Brute et le Truand", le renouveau du western, Le bon, la brute et le truand (Il buono, il brutto, il cattivo), Sergio Leone, 1966, Almeria, lieu de tournage de nombreux westerns italiens. Dans le film, le personnage d'Eastwood est désigné avec le surnom Blondin puisque personne ne connait son vrai nom. Cette anecdote devint une légende dans le monde du cinéma. Personnellement je tends toujours à mettre en contraste la version officielle des évènements - sans doute parce que j'ai grandi sous le fascisme. ». Le film connut rapidement un grand succès à travers le monde, grâce avant tout à la notoriété du réalisateur Sergio Leone. Les compositions uniques de Morricone, dans lesquelles il utilise des détonations, des sifflements (d'Alessandro Alessandroni) et du yodel contribuent à créer l'atmosphère qui caractérise le film. Des films bien connus comme Le Bon, la brute et le truand ou Il était une fois dans l'Ouest de Sergio Leone, comme la plupart des westerns dits " spaghettis ", ont été tournés dans cette région. Il court à droite et à gauche parmi les centaines de tombes ; et découvrant enfin la tombe d'Arch Stanton, il commence à creuser furieusement le monticule de terre poudreuse avec une planche trouvé sur place. Ce dernier préfère retourner avec Tuco dès que l'occasion se présente. La caméra s’éloigne du bar mais l’on peut entendre le barman hurler. De son côté, Blondin observe des soldats morts au champ d'honneur. Leone a inséré dans le scénario son point de vue personnel : la façon dont Blondin et Tuco perçoivent la guerre est la sienne. Mais son neveu est toujours vivant et sait où est caché le trésor. Ils n'avaient écrit que la première partie, quelques mots à peine. Eli Wallach se souvient que Leone utilisait la lumière et l'ombre en s'inspirant de Vermeer et de Rembrandt[8]. Au cours d'une entrevue, celui-ci déclara : « Dans mon monde, les personnages les plus intéressants sont les anarchistes. Blondin tire le premier et abat Sentenza, tandis que Tuco s'aperçoit que son revolver n'est pas chargé : Blondin lui avoue l'avoir déchargé la nuit précédente. Il montre aussi qu'il n'avait rien écrit sur la pierre, puisque la tombe recherchée est la sépulture sans nom placée à côté de celle d'Arch Stanton. Avec un humour très britannique, le thème musical a été revisité en 2005 par le célèbre groupe de huit joueurs de ukulele, The Ukulele Orchestra of Great Britain[53]. Il développe une relation amitié-haine avec Tuco qui le surnomme « Blondin ». Aucun dialogue n'est parfaitement synchronisé, car Leone ne tournait que rarement (sinon jamais) les scènes en son direct. » Plusieurs critiques remarquèrent le style à la Buster Keaton de cette scène et Leone ne démentit pas s'être inspiré du film Le Mécano de la « General » (1927)[23]. "On a même eu une personne qui voulait une tombe pour rendre hommage à son père qui était fan du film", explique un autre membre de l'association. Ne sachant comment expliquer leur présence là, Tuco affirme aux militaires qu'ils sont venus s'enrôler. Il demande à celui-ci des renseignements sur Bill Carson en échange d'une bouteille de whisky. Tonino Delli Colli est pour la première fois directeur de la photographie dans un film de Sergio Leone. Cependant, Leone réussit à surprendre tout le monde en créant un personnage à mi-chemin entre le chasseur de prime traditionnel et le bandit, parvenant à un résultat que peut-être aucun autre réalisateur n'avait réussi à atteindre. Ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Pour Petro Bianchi, du quotidien Il Giorno, « Ironie, invention, sens du spectacle rendent mémorable ce film, en situant son auteur parmi les nouveaux cinéastes les plus intéressants[8]. Ils sont donc contraints à travailler ensemble et à se secourir à tour de rôle. Mais son neveu est toujours vivant et sait où est caché le trésor. ». Je tournai le film, je payai mon compte de téléphone et exactement une année plus tard, le, « Dans une scène du film, il doit frapper une prostituée qui connaît Bill Carson et il ne réussissait pas à aller si loin. Pour la version américaine, leurs voix originales furent conservées et celles des autres interprètes furent doublées en anglais. Plus tard, il acquiert son fameux poncho dans un champ de bataille puis clôt l'histoire en partant à cheval depuis le cimetière avec la moitié du magot de Bill Carson (100 000 $), laissant l'autre moitié à Tuco. On considère son jeu volontairement minimaliste comme limité, on se demande même s'il joue ou se contente d'être là[47]. Il a gagné l’Open d’Australie, a été finaliste de Wimbledon, s’est hissé au 4 e rang mondial, a battu tous les champions de son époque et est souvent présenté comme le précurseur du tennis moderne. Leone rejeta tout leur script, y trouvant trop de bouffoneries, et reprit complètement en main le scénario avec Donati. Sentenza arrive dans un camp sudiste où il est accueilli chaleureusement par l'officier-commandant. La musique de Morricone fut en grande partie écrite avant le début du tournage, ce qui représentait une amélioration par rapport aux films précédents, où des limitations de budget ne permettaient pas une telle flexibilité. Revenez dans deux ou trois jours, je ferai quelques recherches d'ici là. Les dernières images montrent Blondin s'éloignant sur sa monture à travers les collines. 1 Synopsis 2 Histoire détaillé 3 Notes 4 Galerie 5 Vidéo 6 Références Le plan des Legends pour vaincre Mallus en utilisant les totems ne se passe pas comme prévu, obligeant Rip … Parmi ceux-ci se trouve Bill Carson, l'homme recherché par Sentenza. Nous avons sympathisé rapidement, il m'a engagé pour le projet et je suis parti pour l'Espagne, de mars à août 1966, la plus belle période de ma vie. Tuco donne le nom du cimetière : Sad Hill ; Blondin donne le nom sur la tombe : Arch Stanton. Je parlai au maire. Les dirigeants de l'United Artists furent abasourdis de voir les salles de cinéma partout dans le monde se remplir comme jamais auparavant elles ne s'étaient remplies pour un western. Seulement ces messieurs bureaucrates du cinéma italien cherchent à me mettre des bâtons dans les roues. C'était l'époque des deux westerns de Sergio Leone. Parmi les figurants, on trouve 1 500 soldats locaux. », Sergio Donati, lors d'une visite de contrôle, constata avec horreur que Knox avait considérablement modifié les dialogues, dans un effort de synchronisation avec les lèvres. La version intégrale de cette scène est disponible en bonus sur les dernières éditions vidéos. Pour moi, c'est maintenant un réflexe[6]. Les « Aaah ! Leone songea alors à travailler de nouveau avec Lee Van Cleef : « Sachant que Van Cleef avait déjà interprété un rôle plus romantique dans Et pour quelques dollars de plus, l'idée de lui faire interpréter un personnage complètement opposé m'intrigua[6]. Je leur ai dit non. Tuco conduit alors Blondin mourant dans un monastère franciscain, dans lequel son frère est père supérieur. Tuco est contraint de creuser à nouveau (« Tu vois, le monde se divise en deux catégories. » Eh bien, j'y suis retourné après deux ou trois jours et ce type me regardait comme s'il avait vu un fantôme. Et en parallèle, je tournai également Colorado. Le responsable des effets spéciaux délégua le déclenchement au capitaine artificier espagnol. Considérant le côté méthodique et prudent de ma personnalité, je ressemble aussi à Blondin. J'ai vu en personne comme on peut manipuler l'histoire. Le cimetière de Sad Hill, où a lieu le duel final du chef-d'oeuvre de Sergio Leone Le Bon, la brute et le truand, compte p armi les décors mythiques du cinéma. Après s'être adressé sans succès aux services médicaux et aux autorités locales, Leva apprit d'un décorateur qu'à Madrid, une femme louait le squelette de sa mère, actrice de son vivant. Après quelques brutalités, les habitants de Socorro se mettent en rang pour payer. Leone avait détecté la dimension comique de l’acteur cantonné jusqu’ici dans des rôles dramatiques en voyant une scène du film La Conquête de l'Ouest (1962)[6] : lorsque Wallach descend du train et qu'il parle avec Peppard, il voit un enfant (le fils de Peppard), il se tourne d'un coup et lui tire dessus avec le doigt en faisant une grimace[15]. Tullio Kezich du Corriere della Sera critiqua aussi la lenteur et la monotonie du film, tout en signalant l’étrange habileté d’un réalisateur capable de mobiliser le grand public par la description minutieuse de situations sadomasochistes, par l'exacerbation du suspense qui précède les innombrables fusillades, par la multiplication des détonations et des explosions pyrotechniques[45]. Il généra en 41 années (de 1966 à 2007) plus de 25 millions de dollars aux États-Unis, un chiffre qui, converti en équivalence d'aujourd'hui, ne sera probablement jamais égalé par un autre réalisateur européen[32]. Autres lieux de tournage en Espagne. A l’époque, le tournage - dans les paysages désertiques espagnols - avait mobilisé 1500 figurants, mais aussi des centaines d'artisans, d'ouvriers et de soldats pour la construction du décor. Leone doit se déplacer jusqu'en Californie avec sa femme, pour tenter de négocier[6]. Pour conclure sa Trilogie du dollar (également appelée Trilogie de l’homme sans nom) et pour éviter de se répéter, Sergio Leone augmente de deux à trois le nombre de protagonistes : Clint Eastwood et Lee Van Cleef, qui partageaient la vedette dans Et pour quelques dollars de plus, se voient adjoindre Eli Wallach dans ce troisième film. Sergio Leone ne souhaitait pas que la musique se limite à la répétition des thèmes de chaque personnage, et en attendait un rôle complexe, passant de l’humour au lyrisme, tragique et baroque. Clint Eastwood et son personnage ne furent également pas épargnés par la critique. Normalement pour un film, c'est une tâche que j'aurais achevée en seulement sept ou dix jours. Tuco apprend le nom du cimetière où est enterré l'or, mais il ne connaît pas le nom de la tombe ; seul Blondin le sait. En 2008, le personnage de Blondin, l'homme sans nom, figure à la 33e place du classement des 100 meilleurs personnages de films du magazine Empire[51]. Ces versions élaborent davantage sur le développement de l'histoire et des personnages. Tant Eastwood que Wallach faillirent être soufflés par l'explosion. Lors de la production de ses deux premiers films, Leone avait déjà acquis la réputation d'être obsédé par les détails, mais durant ce troisième tournage, cette réputation prit des proportions quasi légendaires[6]. Alors que Blondin déclare à son acolyte qu'il leur faudrait attendre la nuit, ils sont inopinément capturés une nouvelle fois par une patrouille de l'armée nordiste. Le studio accepta et un budget de 1 million de dollars US (plus 50 % des revenus de vente de billets à l'extérieur de l'Italie) fut attribué au projet. L’apparition d’éléments nouveaux qui étaient hors-champ, introduits subitement dans le plan en cours ou bien dévoilés par l’élargissement du cadrage, fait évoluer voire basculer le déroulement des événements. LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND(IL BUONO, IL BRUTTO, IL CATTIVO) Résumé : Alors que la guerre de Sécession fait rage, trois hommes sans scrupule se lancent à la recherche d’un butin confédéré en pièces d'or. Un assassin peut faire preuve d'un sublime altruisme, alors qu'un bon est capable de tuer avec une indifférence totale. Lorsqu'il vit le résultat, Sergio Leone fut enthousiasmé par notre « travail macabre »[25],[26] ». Il fallut quinze jours pour le construire la première fois. Mais je suis certain que c'est une erreur. Wallach mentionne cette anecdote dans son autobiographie, tout en déplorant que Leone, bien qu'il fût un réalisateur brillant, n'eût mis en place aucune mesure de sécurité lors du tournage des scènes dangereuses[16]. La conversation avec le capitaine alcoolique est rallongée d'un passage. La moitié de l'équipe et des figurants parlait l'espagnol. Blondin, partageant le butin, en charge la moitié sur son cheval et s'éloigne, pendant que Tuco crie à l'aide, perdant peu à peu l'équilibre. Cela ne plut pas aux Américains, pour qui la guerre civile est un sujet quasi tabou. Luca Morsella, fils de Fulvio Morsella, raconte une anecdote : « Une journée où ils étaient en train de tourner une scène, le directeur de production Fernando Cinquini était très satisfait car le travail avait été achevé selon l'horaire. Ils étaient extrêmement éloignés du style de Leone. Le groupe de rock anglais Dire Straits s'est servi du thème principal du film pour l'introduction de tous ses concerts durant sa tournée de 1981. RTS Radio Télévision Suisse, succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision. Ni lui, ni le producteur Alberto Grimaldi, ni Sergio Leone n'avaient de projets en tête. Mais Tuco est aussi une créature toute instinctive, un bâtard, un vagabond, « Dans le premier film j'étais seul, dans le deuxième nous étions deux, ici nous sommes trois. Dans la composition de ce personnage, Leone démontre qu'il a su intégrer l'essence des grands classiques tels la tragédie grecque et l'œuvre de Shakespeare. Ce projet plaît immédiatement aux deux forbans : si le pont disparaît, les deux armées s'en iront, et ils auront le champ libre pour continuer leurs recherches. Les trois hommes se mettent en place et se font face pour l'affrontement final. Le film peut être considéré, d'une certaine façon, comme une préquelle alternative de Pour une poignée de dollars et Et pour quelques dollars de plus. Durant le tournage, il se produit quelques événements notables : Eli Wallach est presque empoisonné lorsqu'il boit accidentellement une bouteille d'acide laissée par un technicien près de sa bouteille de soda. Lorsque Leone lui offre un rôle dans son prochain film, celui-ci hésite, bien qu'il s'agisse de sa seule offre de travail. Vous me laissez faire mes films comme je le veux, ou alors je pars pour l'Amérique ou pour la France, où on m'accueillera à bras ouverts, « Une journée où ils étaient en train de tourner une scène, le directeur de production Fernando Cinquini était très satisfait car le travail avait été achevé selon l'horaire. De plus, par la bouche du capitaine nordiste, il dénonce l’absurdité de l’enjeu de la bataille décidée en haut lieu (« une crotte de mouche sur une carte ») et prononce une diatribe cynique sur l’alcool, refuge du soldat, qui sera censurée dans la version italienne. Pour résoudre ce problème, une digue fut construite par l'armée espagnole, en aval de la zone choisie pour filmer, permettant d'élever la hauteur de l'eau au niveau désiré (la digue est visible quand Tuco et Blondin s'approchent de la rivière pour traverser après l'explosion). Dans toute la communauté du cinéma il existe une passion secrète et infantile pour le western, donc nous avons accepté de collaborer à l'écriture de ce film, surtout qu'il voulait refaire en version western La Grande Guerre, l'épopée tragi-comique de deux tire-au-flanc sur le front en 1917. Les trois personnages principaux (Tuco, Blondin et Sentenza) sont partiellement construits à partir d'éléments autobiographiques du réalisateur. Le critique américain Roger Ebert, qui inclut le film dans sa liste personnelle des meilleurs films[40], déclara que dans son premier jugement, il donnait 3 étoiles à un film 4 étoiles, peut-être parce que c’était un western spaghetti, ce qui ne pouvait être considéré comme de l’art[41]. Les problèmes commencèrent lorsqu'arriva le moment de le faire exploser. On utilisa des teintes amorties : noir, marron, beige, étant donné que les édifices étaient en bois et que les couleurs des paysages étaient plutôt vivantes[8]. (Note : Curro Savoy n'a fait que des "cover" sifflés), Alessandro Alessandroni (directeur des choeurs), Enzo GIoIeni (voce solista), Nino Dei, Franco Cosacchi (voce solista), Ettore "Raoul' Lorreccchio, Augusto Giradino, Gianfranco Lai, Lorenzo Spadoni, Renato Cindi - Voix masculines, "The Good, the Bad and the Ugly" (générique d'entrée) - 2:38, "Il Buono, Il Brutto, Il Cattivo (Titoli)" - 2:38, "Il Buono, Il Cattivo, Il Brutto (The Good, The Bad And The Ugly) (Main Title)" - 2:41, "La Carrozza Dei Fantasmi (The Carriage Of The Spirits)" - 2:09, "Marcetta (Marcia) (2004 Digital Remaster)" - 2:52, "La Storia Di Un Soldato (The Story Of A Soldier)" - 3:53, "Marcetta Senza Speranza (Marcia Without Hope) " - 1:40, "Morte Di Un Soldato (The Death Of A Soldier)" - 3:08, "L'Estasi Dell'Oro (The Ecstasy Of Gold)" - 3:23, "Il Triello (The Trio - Main Title)" - 5:02. Comme un robot. Grâce au succès de ces deux films, la United Artist lui alloue l’année suivante un budget considérable (1 million de dollars) et lui laisse carte blanche pour tourner Le Bon, la brute et le truand comme bon lui semble. La musique donnait un certain lyrisme à toutes ces images, alors la scène de suspense prenait une valeur chorégraphique[9]. Le scénariste de Leone, Luciano Vincenzoni, a cependant déclaré plusieurs fois avoir écrit le scénario d'une suite, Le Bon, la Brute et le Truand, deuxième partie, se déroulant environ 20 ans après le film original[8]. Blondin est dans une chambre d’hôtel, au lit et dans les bras d’une jeune Mexicaine (interprétée par Silvana Bacci). En effet, le pont qu'ils doivent traverser est alors âprement disputé entre les forces confédérées et celles de l'Union. De même, le personnage de « l'homme sans nom », joué par Clint Eastwood (la constante qui lie les trois films), ne se présente pas dans sa tenue habituelle : il y porte un long manteau de type cache-poussière, et ce n'est qu'à la fin du film qu'il endosse un poncho, adoptant alors l'apparence extérieure du personnage des deux premiers films et matérialisant, selon l'idée de Leone, l'aspect cyclique de la trilogie[1]. Wallach n'avait pas remarqué que des marchepieds en métal de trente centimètres de large dépassaient au bas de chaque wagon, et personne dans l'équipe technique ne sembla s'en être aperçu non plus. Sentenza arrive, armé lui aussi, et ordonne à Blondin d'aider Tuco. Le but de la bataille était d'empêcher le nord (ou le sud) de contrôler ces mines. Nous étions en Espagne. Pour ces scènes réintégrées, Clint Eastwood et Eli Wallach se sont eux-mêmes doublés dans la version américaine en dépit du vieillissement de leurs timbres vocaux. En Amérique personne n'a jamais livré de bataille pour des mines d'or et de toute façon la guerre civile n'a jamais eu lieu au Texas. Enfin, Kheops (le DJ de IAM) a produit deux albums nommés Sad Hill (en référence au nom du cimetière) et Sad Hill Impact. Clint Eastwood interprète « Le Bon » ou « l'Homme sans nom », ou « Blondin » un chasseur de primes flegmatique et arrogant qui est en compétition avec Tuco et Sentenza dans la course au trésor caché, au milieu de la guerre de Sécession. Pour pallier ce problème, il fallut donc demander l'aide des spécialistes de l'armée espagnole. Heureusement pour lui, Vincenzoni proposa l'idée d'un « film à propos de trois canailles à la recherche de trésors durant la guerre de Sécession[6]. Il fut impressionné par la précision du travail de Leva. Après le succès de Pour une poignée de dollars et de Et pour quelques dollars de plus, les dirigeants de United Artists contactèrent le scénariste des deux films Luciano Vincenzoni pour acquérir les droits de ses œuvres précédentes ainsi que de ses prochains westerns. À propos du tournage au cimetière, le scénographe et costumier Carlo Leva raconte : « Pour Le Bon, la Brute et le Truand, Carlo Simi me demanda de trouver un endroit adapté pour tourner la scène finale située dans un cimetière en temps de guerre et bien entendu de le préparer d'après une ébauche que j'avais dessinée auparavant. Une nouvelle édition fut publiée par Capitol Records en 2004, contenant des morceaux supplémentaires, tirés du film. » et les « Eeeh ! J'avais lu quelque part que 120 000 personnes moururent dans les camps sudistes comme à Andersonville, mais je ne voyais nulle part de référence aux morts dans les camps de prisonniers nordistes.